• 1934
  • 1948
  • 1953
  • 1960
  • 1963
  • 1979
  • 1979
  • 1984
  • La première boutique japonaise

    Mr Ganachaud et la société Kobeya Baking Co ouvrent la première boulangerie Ganachaud au Japon dans la foulée. Quelques mois plus tard, convaincus, ils veulent en ouvrir 10. “Pas question!” leur répond Mr Ganachaud. On doit former leurs ouvriers à Paris à raison d'un seul ouvrier par an.

  • Le Japon

    Bernard Ganachaud est invité au Japon par une grande boulangerie pour une démonstration d’un mois. Il doit enseigner aux ouvriers de Mr Ding la fabrication du pain de campagne au levain et aussi du pain décoré qu'il développe dans son magasin de Ménilmontant. On lui propose rapidement de monter des boulangeries au japon. Il se décide pour Kobeya Baking Co. Pour la baguette c’est trop compliqué, devant l’impossibilité d’expédier des farines françaises au Japon. Il décide de s'y rendre. Les premiers essais commencent avec des mélanges à doser à chaque mouture, tout simplement à l’aide de la règle de trois pour mesurer la force des farines… puis miracle au 8e essai! Avant même que la baguette ne sorte du four il sait déjà qu'il aura des alvéoles dans sa mie.

  • Meilleur Ouvrier de France

    Bernard Ganachaud obtient pour la première fois de l'histoire le statut de Meilleur Ouvrier de France en boulangerie

  • La boutique rue de Ménilmontant

    Avec l’activité croissante, la boutique est très vite à l’étroit. Bernard Ganachaud obtient la possibilité d’occuper la terrasse, entre deux immeubles. Il en profite pour y installer 2 gros fours à bois. Les poulbots de Ménilmontant viennent lécher la vitrine, l’un d’entre eux deviendra célèbre. Thierry Marx, chef étoilé, est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. Le succès appellant le succès. Il se voit contraint d’acheter son voisin de gauche et étant convaincu qu’après la vision sur la cuisson, il se doit d’offrir à sa clientèle la vue sur le pétrissage. Il décide aussi d’y façonner à la main. La clientèle s’élargit toujours plus, la notoriété suit et la télé y contribue.

  • Retour à Paris

    Bernard Ganachaud décide de vendre sa boutique à Tours pour partir ouvrir une boulangerie à Paris. Il s’installe dans le haut de Ménilmontant, au 150, au coeur d’une grande cité HLM.

  • Brevet de Maîtrise

    C’est l’année où le directeur de la Chambre des Métiers de Nantes décide d’assurer les cours de technologie aux apprentis de 3e année. Bernard Ganachaud en reviendra diplômé et s'inscrit dans la foulée au Brevet de Maîtrise qu' il obtient avec la meilleure note, toutes professions confondues. De surcroit, on lui attribue le prix du du Ministre de l’Éducation de l’époque.

  • La découverte de Paris

    Bernard Ganachaud obtient son CAP avec mention “très bien” puis il décide d’avancer son service militaire et pars à Paris, au Kremlin-Bicêtre. Alors que tous ses copains se plaignent, il est au paradis et se promet de revenir dans cette belle ville de Paris.

  • Gana, c’est toute une histoire

    On peut situer le début de la saga Gana en 1934 : date à laquelle les parents de Bernard Ganachaud ouvrent la première boulangerie familiale à Clisson en Loire Atlantique. Formé notamment à l'École des Grands Moulins de Paris, il ouvrira sa propre boulangerie en 1955 à Tours avant de s'installer au 150 rue de Ménilmontant à Paris en 1960. Cette adresse deviendra l'une des plus prisées de la capitale. Trois moments clés construisent l'histoire de Gana : en 1968, Bernard Ganachaud a l'idée de refaire du pain dans un four à bois, technique abandonnée depuis longtemps par la profession. En 1979, il obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France. Et deux ans plus tard, il créé la fameuse flûte Gana, une baguette traditionnelle à l'heure où tout le monde ne jure que par le pain blanc. Cette recette, tenue secrète, ainsi que sa fabrication artisanale, feront la renommée de de Bernard Ganachaud.

    Ce sont ses filles, Isabelle, Valérie et Marianne, qui reprendront le flambeau familial en 1990 avec leurs quatre boulangeries. Au fil des années, elles élaboreront de nouvelles déclinaisons de pains, toujours à partir de la secrète pâte. Elles poursuivent aussi l'oeuvre de transmission initiée par leur père. Ainsi, plus de 200 boulangers sous licence ont été formés au savoir-faire Gana. Un sésame qui les habilite à façonner et vendre la flûte Gana partout en France. Aujourd'hui, ce sont les enfants des filles Ganachaud, la quatrième génération donc, qui s'apprêtent à prendre le relais et ils nous réservent quelques surprises.